Samedi 17 octobre, dans l’après-midi, l’hôtel de ville de Limoges, en Haute-Vienne, a été incendié par des individus en fin de manifestation. Le toit de ce bâtiment datant de la fin du XIXe siècle s’est en partie effondré sur les étages inférieurs, et les deux tiers de la façade ont disparu. Le maire (Les Républicains) Guillaume Guérin accuse des militants d’ultragauche d’avoir prémédité l’attaque.
Que s’est-il passé, samedi 17 octobre, à Limoges ?
Il y a d’abord eu une manifestation paisible. C’est une ville de gens modestes, avec des syndicats puissants. Ça se passe toujours très bien. Mais parmi les 5 000 manifestants, il y avait 500 à 600 militants d’ultragauche qui avaient infiltré le cortège. Au début, ils ont été contenus par la police. Puis les forces de l’ordre ont tenté de les repousser vers le périphérique, car elles n’avaient pas assez de munitions pour affronter plusieurs fronts. A 15 h 25, la police nationale était en rupture de munitions. Il y a manifestement eu un dysfonctionnement dans la chaîne hiérarchique. Cela aurait pu être évité. Les forces de l’ordre ont commencé à reculer face à des gosses qui les chargeaient, leur tiraient dessus au mortier.
Il vous reste 67.81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.