Comme un petit club. Chaque année, une vingtaine de programmateurs de théâtres de villes de banlieue parisienne, réunis sous la bannière du réseau Association culturelles des théâtres de l’Ile-de-France (Actif) se retrouvent au Festival d’Avignon, dans le Vaucluse. Orane Senly, codirectrice de La Lanterne, à Rambouillet (Yvelines), et présidente d’Actif, en profite pour voir six spectacles par jour. « J’en verrai 60 en treize jours, une vraie chasse aux pépites », dit-elle. Son programme est bouclé à l’avance, « pour voir des spectacles dans le “off” uniquement ».
Tous les jeudis matin pendant le festival, les membres d’Actif se réunissent pour partager leurs coups de cœur. En septembre, ils organiseront des tournées en commun pour cinq spectacles par an en moyenne, choisis par une dizaine de théâtres. En 2025, les 23 programmateurs avaient vu 321 spectacles. Si la logique des tournées permet de faire de substantielles économies, la programmation doit rester singulière, propre à chaque théâtre. « Il ne faut pas construire une machine à uniformiser la culture », revendique Orane Senly.
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