Culture

Au Festival de jazz de Montréal, St. Vincent passe brillamment son examen symphonique

Au Festival de jazz de Montréal, St. Vincent passe brillamment son examen symphonique

Décidément, la relecture de leur répertoire en version « symphonique » par des personnalités des musiques populaires est devenue une tendance qui n’en finit plus. Il faut dire que les termes de l’échange relèvent du gagnant-gagnant : une source bienvenue de revenus pour les musiciens d’orchestre, d’autant qu’elle est infiniment moins contraignante que la préparation d’une œuvre de Dmitri Chostakovitch (1906-1975) ; un vernis de respectabilité pour les stars de la pop et de la chanson. Pas sûr en revanche que la musique y gagne quand il s’agit seulement d’ajouter des aplats chromatiques à des structures à trois accords.

On s’est donc étonné que la chanteuse, musicienne et compositrice américaine St. Vincent (Annie Clark de son vrai nom), personnalité parmi les plus originales à avoir émergé depuis une dizaine d’années, y cède à son tour. Cette disciple transformiste de David Bowie nous a en effet habitués à récréer et régénérer des idiomes – l’électropop et le funk, le glamrock et la new wave – plutôt qu’à être à la remorque des autres.

La Texane passée par le Berklee College of Music de Boston (Massachusetts) a néanmoins répondu favorablement en septembre 2025 à l’invitation du programme des BBC Proms à se produire dans le prestigieux Royal Albert Hall de Londres. Il en est même sorti un Live in London !, paru en mars, aujourd’hui suivi d’une tournée en Amérique du Nord avec notamment deux dates en juillet qui permettront à la musicienne de se frotter aux cordes de deux des « Big Five », les cinq orchestres symphoniques les plus cotés aux Etats-Unis : le New York Philharmonic et le Chicago Symphony Orchestra.

Il vous reste 62.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué