Culture

Au Musée Carnavalet, une vision moderne de Madame de Sévigné

Au Musée Carnavalet, une vision moderne de Madame de Sévigné

Madame de Sévigné, seule femme à incarner le Grand Siècle dans un panthéon littéraire résolument masculin, est née en 1626. Son œuvre ne parut qu’à titre posthume – elle n’avait, en effet, pas autorisé la publication de ses lettres de son vivant, et une première édition date de 1751. Mais c’est une image brouillée par une récupération qui, l’érigeant abusivement en parangon de vertus morales, l’a promue en figure nationale. Il était temps de rétablir sa vraie stature.

Si le Musée Carnavalet, à Paris, a choisi de célébrer, à l’occasion des 400 ans de sa naissance, la plus fameuse épistolière de la langue française, c’est que l’établissement est installé dans les lieux où elle vécut, de 1677 à 1694. Née à l’hôtel de Coulanges, place Royale (aujourd’hui place des Vosges), Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696), marquise de Sévigné, loua, en effet, un appartement dans le vaste hôtel Carnavalet, rue de la Couture-Sainte-Catherine (aujourd’hui rue Sévigné). Son ultime adresse parisienne jusqu’à sa retraite à Grignan (Drôme), chez sa fille Françoise, où elle mourut deux ans plus tard.

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