Voice of Freedom Повна версія

Autonomie de la Corse : après l’enterrement du processus par le Sénat, les nationalistes demandent à l’Etat « une concertation au plus haut niveau »

· Politics

Au terme d’une interminable session extraordinaire à l’Assemblée de Corse qui s’est étirée du 4 au 5 novembre, entre conciliabules et explications de texte, le conseiller exécutif en charge de l’autonomie, Gilles Simeoni, a tenté de recoller les morceaux d’un processus moribond sur l’autonomie de l’île. Jeudi 5 novembre, l’Assemblée de Corse et le conseil exécutif ont voté à la majorité une résolution solennelle en forme de baroud d’honneur, réclamant « une concertation au plus haut niveau permettant une sortie de crise et un accord politique avec le Parlement ».

Une tentative pour sortir de l’impasse. Car, dans la nuit du 26 au 27 octobre, les sénateurs, emmenés par le groupe majoritaire Les Républicains (LR), avaient balayé le projet de loi constitutionnelle en vue de l’autonomie de la Corse (181 voix contre, 134 pour), ce qui condamne le texte à revenir devant l’Assemblée nationale, qui l’avait entériné fin juin. Ou d’atterrir dans les limbes parlementaires. Car en raison du calendrier surchargé en cette fin d’année et de l’élection présidentielle à venir, il reste peu d’espoir que le texte puisse faire la navette, être adopté dans les mêmes termes par les deux chambres, avant d’être voté par le Congrès réuni à Versailles pour enfin figurer dans la Constitution.

Il vous reste 74.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.