La coordination des « gilets jaunes » a maintenu, vendredi 6 novembre, son appel à un rassemblement samedi place de la Concorde à Paris, qui a été interdit par la Préfecture de police, refusant de rejoindre un parcours intersyndical autorisé. « Nous irons à Concorde à 14 heures et nous y resterons jusqu’à 19 heures », a déclaré à la presse Benjamin Ball, membre de la coordination, à la sortie de la Préfecture de police (PP) de Paris.
Le choix de la place de la Concorde a été fait car c’est « un lieu emblématique, près de l’Assemblée nationale, un lieu de pouvoir, puisque nos revendications sont politiques », a souligné David Libeskind, avocat de ces « gilets jaunes », qui a dit avoir « déposé jeudi une plainte pénale à l’encontre du préfet de police », Patrice Faure.
Selon la coordination des « gilets jaunes », la PP leur a opposé une « fin de non-recevoir » pour un rassemblement place de la Concorde, leur demandant de rejoindre un parcours intersyndical autorisé entre les places de la République et de la Nation.
« On nous impose d’aller à une manifestation qui ne nous concerne pas », a critiqué David Libeskind, ajoutant que « nos revendications n’ont pas le même objet (…), on a des revendications quand même plus politiques », avec notamment la « mise en place d’une démocratie directe ». « Nous allons désobéir et nous allons désobéir dans un lieu très symbolique qui est le lieu de la Concorde », a renchéri Benjamin Ball, affirmant que les gens seront « assis par terre ».
La CGT Ile-de-France a confirmé à l’Agence France-Presse l’autorisation du parcours déposé par une intersyndicale des unions régionales (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT) avec l’intersyndicale jeunesse (Union étudiante, Fage, UNEF et USL), à l’instar des précédents samedis, « contre la vie chère et pour la jeunesse ».