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Aux Etats-Unis, le recours de Donald Trump au gazole russe, au détriment de l’Ukraine, provoque une vaste controverse

· War chronicles

Fébrilité politique, affaissement moral, controverse juridique : à tous ces titres, la volonté de Donald Trump d’importer du gazole russe a provoqué une déflagration à Washington. Prêt à tous les expédients pour soulager la pression sur les marchés pétroliers, alors que les prix à la pompe sont très élevés aux Etats-Unis, le magnat a illustré le caractère erratique de sa politique vis-à-vis de la Russie.

Alors que Moscou bombarde massivement les villes ukrainiennes et les infrastructures du pays, Donald Trump a demandé à la victime de ne plus se défendre avec tous ses moyens. Il attaque aussi la légitimité politique du président Volodmyr Zelensky, en réclamant de nouvelles élections. En revanche, le magnat offre à l’agresseur russe une perspective inespérée : il serait possible de conclure des accords économiques bilatéraux sans résolution du conflit, ni même cessation des hostilités.

L’annonce dimanche 11 octobre par Donald Trump d’un supposé cessez-le-feu entre l’Ukraine et la Russie, concernant les cibles énergétiques, a pris les protagonistes de court. Il s’agissait, une nouvelle fois, d’une proclamation unilatérale faite par un président américain s’approchant d’une possible déconvenue électorale majeure, lors des midterms prévus le 3 novembre. « Ils sont d’accord parce que j’ai dit qu’ils sont d’accord », a osé Donald Trump, lundi après-midi. Parlant d’une « guerre ridicule », il a répété, contre toute évidence, que « Poutine veut, en fait, plus conclure un accord que Zelensky ».

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