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Avec « La Chaleur », Stéphane Demoustier revient avec un film de vacances où plane le soleil noir de la tragédie

· Culture

« C’est Crime et Châtiment au camping ! Ou Dostoïevski en tongs ! », lance Stéphane Demoustier, pas avare de formules quand il s’agit de condenser La Chaleur, son sixième long-métrage. Rencontré sur une terrasse du quartier de Belleville, à Paris, dans le contrecoup de la canicule et autour d’un Perrier menthe, l’autodidacte de 49 ans, passé par HEC mais formé sur le tas à la cinéphilie, ne se laisse pas facilement déconcentrer.

A peine plus d’un an après la présentation à Cannes de L’Inconnu de la Grande Arche (2025), ambitieuse fiction architecturale, il revient avec un film de plage et de vacances, en apparence plus léger, mais où plane le soleil noir de la tragédie. « On fait parfois des films en réaction au précédent, analyse-t-il. Après la complexité de L’Inconnu de la Grande Arche, j’étais content de passer à un autre mode de fabrication. De faire un film contemporain, dans un lieu unique avec de jeunes non-acteurs et une petite équipe. Un truc instinctif avec de l’énergie, de la vitesse, de l’intimité. »

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