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Avec « La Parabole du seum », Rébecca Chaillon malaxe ses combats au théâtre

· Culture

Rébecca Chaillon a le débit trépidant de ses pièces de théâtre, à l’image de cette Parabole du seum présentée au cloître des Célestins dans le cadre du Festival d’Avignon. Elle enchaîne les cigarettes, les rires, les saluts et les bises aux amies qui passent, et saute du coq à l’âne dans une embrassade ontologique d’un monde plongé dans le désarroi climatique, la folie guerrière, les inégalités économiques et la peur de l’autre.

Rébecca Chaillon est noire, lesbienne, « grosse » – « Enfin, pas encore trop, je n’ai pas de problème à prendre l’avion, mais j’avoue que quand je vois que le bras du siège peut se soulever, je suis soulagée », grimace-t-elle avec un sourire. Elle est aussi anticolonialiste, irréductible et belle. Et ses spectacles entendent bien le clamer.

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