Politique

Avec la « remigration », l’extrême droite veut préparer les esprits à une politique raciale en Europe

Avec la « remigration », l’extrême droite veut préparer les esprits à une politique raciale en Europe

Une apparition incongrue se donne à voir sur le parking du restaurant Quinta da Salmanha, en périphérie de Figueira da Foz, une station balnéaire portugaise : Gregory Bovino, 56 ans, éphémère patron de la Customs and Border Protection des Etats-Unis. Symbole de la militarisation de la politique d’expulsion de masse de l’administration Trump, il est invité d’honneur, ce samedi 30 mai, du Sommet de la remigration, monté par des organisations européennes d’extrême droite pour préparer les esprits à l’idée d’une épuration ethnique de l’Europe.

Le fantasme de l’extrême droite occidentale est simple : rendre possible la déportation progressive de certaines populations non blanches d’Europe, que leurs représentants soient ou non des citoyens européens. Des expulsions de masse qui concerneraient, selon leurs promoteurs, des dizaines de millions de personnes présentes légalement sur le sol européen, mais jugées « inassimilées ». Dans l’esprit de ses concepteurs, le projet est une réponse à la théorie conspirationniste et raciste d’un « grand remplacement », supposé « mettre en minorité » les Blancs en Europe, définit Martin Sellner, l’organisateur de ce Sommet de la remigration, deuxième du nom.

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