Roulements de tambours. Mardi 13 octobre, à 15 heures, la présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, va une fois de plus traverser l’immense salle des pas perdus du Palais-Bourbon, saluer les gardes républicains formant autour d’elle une double haie d’honneur et pénétrer dans l’Hémicycle. Une séance de questions au gouvernement, le vote définitif de deux propositions de loi, et débutera la grande séquence annuelle au cœur des missions du Parlement : l’examen du budget. Au programme, soixante-dix jours de débat pour fixer les impôts de l’année suivante et en déterminer l’emploi.
Beaucoup de tambours, puis, en principe, des centaines d’heures de discussion ponctuées d’envolées lyriques et de noms d’oiseaux. Tout cela pour quoi ? Pas grand-chose, sans doute. Pour 2027, le projet de loi de finances proposé aux parlementaires paraît minimaliste. Malgré ses 89 articles, il ne comporte aucune réforme majeure. Il ne doit réduire que faiblement l’énorme déficit public, qui refluerait de 5,4 % à 5 % du produit intérieur brut, la cible qui était déjà celle pour 2026 et que le premier ministre, Sébastien Lecornu, pense à présent rater. Pas de quoi revenir sous la barre des 3 % prévue par les règles européennes, ni enrayer l’augmentation vertigineuse de la dette.
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