C’est un cas de figure bien connu en période de canicule, du fait de l’élévation de la température des fleuves. Dans la nuit du lundi 22 juin, à 23 heures 45, EDF a mis à l’arrêt le réacteur numéro 2 de sa centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), d’une capacité de 1 300 mégawatts (MW).
Quant au réacteur numéro 2 de la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube), sa puissance a été abaissée de 1 300 à 400 MW à partir de mardi 23 juin, selon une information donnée en fin de journée par l’électricien national.
Autre réduction en perspective, cette fois en bordure du Rhône : la puissance du réacteur numéro 3 du Bugey (Ain) sera ramenée de 900 à 180 MW à compter du mercredi 24 juin. Au total, ces indisponibilités concernent 4,6 % de la puissance installée des 57 réacteurs français.
Comme à l’accoutumée, les mesures d’EDF obéissent à des contraintes environnementales, pour préserver la flore et la faune environnantes. En temps normal, le site de Golfech, par exemple, après avoir prélevé de l’eau dans la Garonne pour faire refroidir ses installations, en restitue une bonne part à une température plus élevée (+ 0,2 °C en moyenne, selon l’exploitant).
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