Canicule : une motion de censure « n’arrêtera pas le changement climatique », affirme Maud Bregeon
Une motion de censure « n’arrêtera pas le changement climatique », a réagi mercredi 1er juillet la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon à propos de l’intention des députés écologistes de renverser l’exécutif sur ce sujet.
« Il y a un gouvernement qui gère les crises et il y a face à ce gouvernement des forces politiques qui entretiennent cette crise, notamment en déposant une motion de censure », a déploré Mme Bregeon à l’issue du conseil des ministres.
« Est-ce qu’on a à s’améliorer ? Evidemment. Est-ce qu’il y a besoin de davantage de moyens ? Evidemment, on y travaille, et ce n’est certainement pas une motion de censure qui arrêtera du jour au lendemain l’évolution du changement climatique qui est difficile pour nos concitoyens », a-t-elle insisté.
Lors du conseil des ministres, le président de la République, Emmanuel Macron, a par ailleurs appelé le gouvernement, selon la porte-parole, à profiter de « la phase de répit » depuis la fin de la canicule pour « anticiper sur des sujets majeurs comme les feux de forêt, l’usage de l’eau, les conséquences pour le milieu agricole ».
Le groupe écologiste a annoncé mardi son intention de déposer une motion de censure contre le gouvernement pour dénoncer « son impréparation à la fois de la canicule qu’on a connue, mais surtout de la canicule qui arrive », selon sa présidente, Cyrielle Chatelain.
Motion injustifiée aux yeux du RN
« Sous votre gouvernement, la canicule s’est transformée en violence politique », avait fustigé dans sa question au gouvernement la députée écologiste, en demandant au premier ministre, Sébastien Lecornu, de « cesser de nier [sa] responsabilité dans ce qui arrive aujourd’hui ».
La motion de censure sera signée avec des « insoumis », les Ecologistes ne disposant pas à eux seuls des 58 députés nécessaires.
« Les écoles, c’est la catastrophe, les hôpitaux, c’est la catastrophe (…) Il y a beaucoup de choses à faire. Le gouvernement ne l’a pas fait et notre action en tant que parlementaires, c’est de contrôler l’action du gouvernement. La motion de censure, c’est évidemment ce qu’il faut déposer et ce qu’il faut voter », a justifié mercredi sur France 2 le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard.
Motion injustifiée, en revanche, aux yeux du Rassemblement national (RN) : « Il y a mille façons, il y a mille raisons, en tout cas, de sanctionner et de voter une censure pour ce gouvernement. (…) Honnêtement, je ne vois pas bien la raison qui nous [pousserait à] voter cette motion de censure », a réagi Philippe Ballard, député RN de l’Oise, sur le plateau de Franceinfo.