Politique

Pour Edouard Philippe, ce serait « dangereux » si Gabriel Attal et lui se présentaient au premier tour de la présidentielle

Pour Edouard Philippe, ce serait « dangereux » si Gabriel Attal et lui se présentaient au premier tour de la présidentielle

Edouard Philippe pense que ce « serait dangereux » que Gabriel Attal et lui-même soient tous les deux présents au premier tour de la présidentielle, le 18 avril, et qu’il faudra se départager « entre novembre et février ».

« La multiplication des candidatures au début de l’élection est très légitime (…) C’est normal que les gens le fassent s’ils ont envie de le faire, s’ils ont envie de dire des choses », a déclaré mercredi le candidat Horizons sur RTL.

Mais, entre novembre et février, « il va falloir que chacun mesure bien, moi y compris, le risque que représenterait un trop grand nombre de candidats dans le même espace politique, ou dans un espace politique à peu près compatible, et le risque d’élimination qui arriverait à ce cauchemar absolu, un deuxième tour avec Mme Le Pen ou M. Bardella face à M. Mélenchon », a-t-il ajouté.

La sélection « va se faire dans le temps, dans un processus qui n’est pas écrit », selon l’ancien premier ministre, qui tiendra son premier meeting de campagne dimanche, à l’Adidas Arena de Paris, où Horizons attend 5 000 personnes.

Par rapport à Gabriel Attal, il a mis en avant « des différences politiques » et « des différences personnelles », notamment son expérience « d’élu local dans une ville populaire, industrielle depuis vingt-cinq ans ». « J’ai un âge qu’il n’a pas [55 ans contre 37] (…) ; je viens de la droite, il vient de la gauche », a-t-il aussi ajouté.

Philippe « n’est pas né écologiste » mais « peut le devenir »

Le maire du Havre a par ailleurs réitéré sa volonté de ramener le déficit de plus de 5 % du PIB à 2 % à la fin du prochain quinquennat et de remettre la réforme des retraites au cœur du débat, sans donner davantage de précisions sur les mesures qu’il entend mettre en œuvre. Il n’y a « aucune hypothèse où on s’en sort » sans « travailler un peu plus », a-t-il néanmoins affirmé.

Interrogé sur le manque de préparation de la France face au changement climatique, il a également reconnu que le pays avait pris « du retard », « parce que c’est dur, parce que c’est compliqué, parce que c’est long » : « cela demande beaucoup d’investissements, beaucoup de prises de conscience, beaucoup de planification ».

« Je ne suis pas né écologiste, ça c’est vrai, mais ce n’est pas parce qu’on ne naît pas écologiste qu’on ne peut pas le devenir », a enfin plaidé le candidat à la présidentielle, disant « avoir compris il y a une dizaine d’années » qu’il y avait « un sujet de préservation de la planète ».

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