« C’est cette culture qui m’a donné envie d’être DJ » : ce que la scène électronique française doit aux free-parties
« Un glissement grave. » Les mots ont été utilisés, fin mai, par l’Observatoire de la liberté de création, qui s’inquiète du choix des pouvoirs publics de « traiter une pratique culturelle, musicale et collective principalement sous l’angle de la répression pénale ». Construites contre l’ordre établi et avec une volonté de donner toute sa place à une contre-culture en dehors des cadres institutionnels, les free-parties n’ont jamais été bien vues des autorités. Avec le projet de loi Ripost, le gouvernement entend mettre fin à ces fêtes libres, qu’il considère comme l’un des « phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité des concitoyens ».
Adopté au Sénat fin mai, le texte prévoit une peine de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour les organisateurs et jusqu’à six mois de prison et 7 500 euros d’amende pour les participants. Porté par le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, le projet de loi doit être examiné en commission des lois à l’Assemblée nationale à partir du lundi 22 juin et débattu dans l’Hémicycle à partir du 6 juillet.
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