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Cinq albums à découvrir cette semaine, de la technique sans faille de la violoniste et altiste Christine Wu à la lumineuse sensibilité pop de Panda Bear & Sonic Boom

Cinq albums à découvrir cette semaine, de la technique sans faille de la violoniste et altiste Christine Wu à la lumineuse sensibilité pop de Panda Bear & Sonic Boom
  • Christine Wu
    Recollection(s)

Christine Wu
Recollection(s)

Joan Tower : Wild Purple. Kaija Saariaho : Nocturne. Jeffrey Mumford : Eight Musings… Revisiting Memories. Igor Stravinsky : Elégie pour alto. Mieczyslaw Weinberg : Sonate pour alto n °2. Jean-Sébastien Bach : Chaconne (Partita n° 2). Christine Wu (violon, alto).

Dégager la cohérence d’un programme qui navigue entre deux instruments (tantôt le violon, tantôt l’alto), deux formats (miniatures, pièces de longue haleine) et environ trois siècles (1720-2005) n’est pas chose aisée. Y compris pour l’interprète qui l’a conçu. Christine Wu place son récital – Recollection(s) – sous l’égide de la mémoire et des réminiscences. La justification qu’en donne la musicienne dans la notice n’est pas très convaincante, d’autant plus que la première œuvre de l’album semble surgir de nulle part. Wild Purple, de l’Américaine Joan Tower (née en 1938), laisse quasiment entendre le vide de la page blanche dont elle émerge à partir de deux notes tenues. Le fondement d’un monde, vivace jusqu’à l’hystérie, d’une richesse et d’une originalité exceptionnelles. Difficile de succéder à ce captivant solo d’alto. Le prismatique Nocturne, pour violon, de Kaija Saariaho, y parvient. Mais pas les autres œuvres, par la faute d’une interprétation monocorde (morne Elégie de Stravinsky, Chaconne de Bach aplanie). Si la technique de Christine Wu est sans faille, son jeu est sans inspiration. Pierre Gervasoni

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