N’allez pas dire à Annie Genevard qu’elle ne soutient pas l’agriculture biologique. La ministre de l’agriculture aimerait se débarrasser de cette image acquise en particulier depuis les menaces de disparition de l’Agence bio en 2025. « Elle ne sera pas supprimée », a-t-elle dit haut et fort lors d’un déplacement, début mai, sur l’exploitation du président de la structure, Bruno Martel. Ses propos peinent toujours à convaincre les acteurs de ce mode de production considéré, selon la Cour des comptes en 2022, comme « le meilleur moyen de réussir la transition agro-environnementale et d’entraîner les exploitations agricoles dites conventionnelles vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement ».
Deux prises de position récentes ont enfoncé un nouveau coin dans ses relations avec les acteurs du bio. La première concerne la réallocation des fonds de la politique agricole commune (PAC) qui devaient financer des conversions en agriculture biologique. Chaque année, la France s’est dotée d’une enveloppe de 340 millions d’euros à ces fins. Cette aide est versée pour cinq ans.
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