La deuxième canicule de l’année, avec ses records historiques de température les 24 et 25 juin en France, a éprouvé habitants et infrastructures. Avant même que la troisième canicule ne soit terminée, il est possible d’en mesurer certaines conséquences. Comment a-t-elle changé nos habitudes quotidiennes, notamment nos déplacements ? A-t-elle poussé les résidents des villes qui le peuvent à fuir vers la campagne, le bord de mer ou la montagne à la recherche d’un peu d’air frais ? Les cols blancs vers les tours climatisées ?
A toutes ces questions les géographes commencent à donner des réponses en analysant les mouvements des téléphones portables qui bornent dans les antennes-relais de l’opérateur de télécommunications Orange. C’est ce qu’ont fait pour Le Monde les géomaticiens de Geonexio, le laboratoire de recherche de l’opérateur de transport Transdev, en collaboration avec les experts de Transamo, bureau d’études du même groupe. Leur première conclusion est claire : pendant la deuxième période de canicule, les Français se sont immobilisés, écrasés par les températures. Ils se sont quasi confinés, en évitant autant que possible les longues distances et les centres-villes.
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