Coupe du monde 2026 : avant France-Sénégal, récit d’une nuit de mai 2002 où les « Lions de la Teranga ont mangé le Coq français »
L’affiche a comme un air de déjà-vu. Le 16 juin, au New York New Jersey Stadium, d’East Rutherford (New Jersey), les Bleus affrontent le Sénégal pour leur premier match de Coupe du monde 2026. Comme à Séoul un soir de mai 2002, béni pour les uns, maudit pour les autres. Du côté français, cette rencontre laisse encore un goût amer, celui d’une entrée en lice ratée des champions du monde et d’Europe en titre de l’époque. Une défaite (0-1) devenue, avec le temps, un moment effacé dans l’histoire des Tricolores. « Ce match ne peut être qu’un mauvais souvenir puisqu’on a perdu », se souvient Lilian Thuram. « Les Français l’ont oublié », assure l’historien Pascal Blanchard, fin connaisseur du football.
Du côté sénégalais, ce face-à-face est encore dans toutes les mémoires. Dans les rues de Dakar, de Saint-Louis, de Matam ou de Kédougou, cette victoire insolente est restée intacte, joyeuse comme une nuit de liesse populaire où tout un peuple chantait « les Lions ont mangé le Coq », où le Sénégal prenait une revanche symbolique sur l’ancienne puissance coloniale. « C’est comme si notre Coupe du monde s’était arrêtée là. Battre la France, avec tout ce que ça peut représenter, c’était extraordinaire », se remémore le défenseur des Lions de la Teranga, Ferdinand Coly, défenseur lors de ce match si particulier.
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