Les têtes d’affiche de l’édition 2026 de la Coupe du monde de football entrent en scène les unes après les autres. Dimanche, l’Allemagne n’a pas raté ses premiers, mais les Pays-Bas ont été accrochés par le Japon. Lundi 15 juin, c’est au tour de la Belgique et de l’Espagne de chercher à poser une première marque forte. La journée (la nuit, au fuseau horaire de Paris) s’annonce par ailleurs source de possibles tensions avec le premier match de l’équipe d’Iran.
C’était hier ou dans la nuit
Allemagne-Curaçao (7-1). Face à Curaçao, la Mannschaft a rendu une copie presque parfaite, grâce à une démonstration offensive, notamment en seconde période. Les joueurs de Julian Nagelsmann ont lancé la rencontre de la meilleure des manières grâce à Felix Nmecha, qui a ouvert la marque après six minutes de jeu. Alors qu’ils dominaient, ils se sont fait surprendre par Livano Comenencia, qui est devenu le premier buteur de l’histoire de son pays en Coupe du monde. Les Curaciens ont presque tenu ce match nul jusqu’à la pause, avant de voir Nico Schlotterbeck, d’une reprise de la tête, puis Kai Havertz, sur penalty, remettre les Allemands devant. Deux buts annonciateurs d’un festival offensif en deuxième période, durant laquelle les Allemands ont fait trembler les filets des Curaciens en grande difficulté défensive, à quatre autres reprises.
Pays-Bas - Japon (2-2). Deux fois devant à la marque au cours de la rencontre, les Oranje n’ont pas réussi à venir à bout des Samouraï Blue. Après une première mi-temps soporifique marquée par de rares occasions, la rencontre s’est emballée dès l’entame de la seconde période. D’une tête rageuse, le défenseur et capitaine néerlandais, Virgil Van Dijk, a ouvert la marque (51e). Une avance de courte durée puisque Keito Nakamura a remis les deux équipes à égalité à la 57e, avant que Summerville redonne l’avantage aux Bataves (64e). Sur leur dernière occasion, les Japonais, dominateurs en fin de rencontre, ont une nouvelle fois réussi à retourner la situation grâce à une tête de Koki Ogawa détournée au fond des filets par son coéquipier Daichi Kamada (88e).
Côte d’Ivoire - Equateur (1-0). Après douze ans d’absence en Coupe du monde, les Elephants ont réussi leur entrée en lice en s’imposant 1-0 au terme d’un match serré. Alors qu’un 0-0 se profilait à l’horizon, Amad Diallo, sorti du banc à l’heure de jeu, a inscrit le seul but du match, à la 90e minute. La victoire des Eléphants est méritée au vu de leur domination en seconde période au cours de laquelle ils ont notamment trouvé la barre transversale, sur un tir d’Elye Wahi (51e). Mais les Equatoriens peuvent nourrir des regrets car ce sont eux qui, en première période, ont touché deux fois le montant supérieur, sur des tentatives de John Yeboah (23e) et Alan Minda (30e).
Suède - Tunisie (5-1). Huit ans après sa dernière participation à la Coupe du monde, la Suède a parfaitement lancé son Mondial 2026, en disposant, avec la manière, de la Tunisie. Portés par leur duo d’attaquants de Premier League, Alexander Isak et Viktor Gyoekeres – auteurs respectivement d’un but et de deux passes décisives pour le premier, d’une réalisation et d’une passe décisive pour le second —, les Scandinaves ont rapidement pris les devants grâce à Yasin Ayari (7e), avant qu’Isak ne double la mise vingt minutes plus tard. Le défenseur tunisien Omar Rekik réduira l’écart en fin de première période (43e), mais ce ne sera pas suffisant pour inquiéter les Bleus et Jaunes, qui ont pris le large en fin de rencontre, grâce à Gyokeres (59e), Mattias Svanberg (84e), puis Yasin Ayari (90e + 6), auteur d’un doublé. Pour rappel, les Suédois s’étaient qualifiés face à la Pologne en finale des barrages UEFA (3-2), en avril dernier.
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C’est aujourd’hui
Belgique - Egypte. Les Belges ont rendez-vous avec les Egyptiens, lundi 15 juin à Seattle, pour leur entrée dans la compétition. Eliminés dès les phases de groupes du Mondial 2022 au Qatar, les Rouge et noir, remaniés par leur nouveau sélectionneur, le Français Rudi Garcia, débutent la compétition forts de treize derniers matchs sans défaite. Leur poule (groupe G) apparaît, sur le papier, comme l’une des plus faibles.
Iran - Nouvelle-Zélande. Ce sera l’un des matchs les plus scrutés de ce Mondial. Non pour des raisons sportives, mais à cause du contexte géopolitique, avec le conflit déclenché par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran fin février. Cette rencontre du groupe G ayant lieu à Los Angeles, où vit une importante communauté iranienne exilée, dont une large partie des membres sont des opposants à la République islamique, l’entrée en lice de la « Team Melli » pourrait être tendue. Le ministre iranien des sports a menacé de l’arrêt du match en cas de symboles hostiles.
Espagne - Cap Vert. Dans le groupe H, l’Espagne, pour son premier rendez-vous dans ce Mondial, sera l’immense favorite contre le Cap-Vert, à Atlanta (Géorgie). La sélection insulaire africaine découvre pour la première fois de son histoire la grand-messe du football, quand la Roja est l’une des équipes les plus craintes de la compétition. « On fait partie des favoris », a assumé Alex Grimaldo, le latéral gauche de la sélection espagnole.
Arabie saoudite - Uruguay. Dans le même groupe H, l’Uruguay partira, elle aussi, favorite contre l’Arabie saoudite. Mais la sélection dirigée par l’Argentin Marcelo Bielsa est apparue ces derniers mois en recherche de cohésion et en manque d’allant offensif. Et les tensions n’ont par ailleurs pas manqué entre un entraîneur réputé exigeant et – surtout – bouillant et ses joueurs.
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Vous en parlerez à la machine à café
C’est un cas de figure commun dans le football de clubs, bien plus rare dans celui de sélections. Dimanche soir, le milieu de terrain suédois, Yasin Ayari, n’a pas souhaité célébrer son (superbe) premier but en Coupe du monde, face à la Tunisie. Une scène inhabituelle, qui s’explique par les origines du joueur de Brighton. Ce dernier est né à Solna, dans la banlieue de Stockolm, d’un père tunisien et d’une mère marocaine. « Mes parents sont originaires de ces pays, avait-il indiqué la veille du match. J’y passais beaucoup de temps en vacances. Je suis né en Suède et j’ai fait partie des équipes nationales quand j’étais plus jeune, donc c’était facile pour moi [de choisir la Suède]. Mon père m’a dit : “C’est toi qui décides”. » Yasin Ayari avait été approché par les Aigles de Carthage en 2022, et avait alors décliné l’offre.