Il est 20 h 34 à Miami (2 h 34, heure de Paris), en Floride, quand Didier Deschamps achève sa conférence de presse, sa toute dernière comme sélectionneur de l’équipe de France de football, sous les applaudissements de son auditoire. Dans un sourire, le Basque de 57 ans vient, quelques instants plus tôt, de rappeler qu’il « aime toujours avoir le mot de la fin ». « Je vous souhaite le meilleur et comme le meilleur est toujours à venir, c’est devant vous », lance-t-il donc, pour conclure ses quatorze années à la tête des Bleus.
On ignore encore si la maxime s’appliquera à la sélection tricolore, qui va désormais devoir avancer sans son « DD ». Pour sa dernière journée en fonction, samedi 18 juillet, le double champion du monde – comme joueur, puis comme entraîneur –, a vécu un kaléidoscope d’émotions. Quelques messages émouvants – « j’en ai reçu deux ou trois où je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer » –, la nostalgie de l’ultime causerie et une folie pour terminer : une défaite face à l’Angleterre (4-6) lors du match pour la 3e place de la 23e Coupe du monde, à l’issue de la rencontre la plus spectaculaire de ce tournoi.
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