A l’heure de la finale de la Coupe du monde de football entre l’Espagne et l’Argentine, dimanche 19 juillet, les supporteurs du FC Barcelone ne savent plus sur quel pied danser. L’Albiceleste ou la Roja ? Et surtout, qui choisir entre Lionel Messi, légende du club, et son potentiel successeur, Lamine Yamal ? En Catalogne, ces interrogations sont plus complexes qu’il n’y paraît.
Alors que la question catalane a ressurgi dans l’actualité, le 16 juillet, avec l’amnistie des indépendantistes validée par la justice européenne, celle de l’allégeance footballistique des fans « blaugranas » a suivi la Roja tout au long de son parcours en Amérique du Nord. La sélection nationale espagnole, pourtant composée de huit joueurs du Barça pour la Coupe du monde 2026 – comme lors du sacre mondial en 2010 –, est loin d’avoir toutes les faveurs dans la communauté autonome du nord-est de l’Espagne, même s’il est difficile pour certains de trancher clairement.
Ainsi, Pep Guardiola, milieu défensif (1992-2001) devenu entraîneur mythique (2008-2012) du FC Barcelone, a joué les équilibristes : « Je ne soutiens pas une seule équipe nationale, mais je soutiens toujours les équipes qui comptent dans leurs rangs des joueurs que j’apprécie », expliquait-il à la plateforme OKX. Une manière d’exprimer à la fois l’amour qu’il porte à son ancien protégé Lionel Messi, tout en évitant de se prononcer en faveur de l’Espagne, lui qui s’est engagé par le passé en faveur de l’indépendance de la Catalogne.
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