A l’aéroport de Chicago (Illinois), ce 6 juin, Aymen Hussein patiente fébrilement, isolé dans une salle à moitié éclairée. Ses coéquipiers de l’équipe d’Irak ont depuis longtemps été autorisés à pénétrer sur le territoire des Etats-Unis, mais pas lui. « J’ai eu peur, sur le coup, de ne pas pouvoir participer à la Coupe du monde. J’étais simplement venu pour jouer, pour réaliser le rêve de tous les Irakiens », confie par message, au Monde, l’attaquant de 30 ans. Après sept heures d’une attente qui lui paraît interminable, il foule finalement le sol américain. Un des photographes de la sélection est, de son côté, refoulé.
Le vice-capitaine des Lions de Mésopotamie sera donc présent, lundi 22 juin, pour affronter l’équipe de France à Philadelphie (Pennsylvanie), six jours après avoir marqué, lors de la défaite face à la Norvège (1-4), le premier but de l’Irak dans un Mondial depuis son unique participation, en 1986. « Ça représente beaucoup, mais la sensation n’est pas aussi bonne quand on perd le match », avait-il déclaré après la rencontre, sans revenir sur l’épisode de Chicago.
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