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Coupe du monde 2026 : la communication de l’équipe de France sur une ligne de crête, entre « ambition » et « prétention »

Coupe du monde 2026 : la communication de l’équipe de France sur une ligne de crête, entre « ambition » et « prétention »

L’euphorie a gagné les rangs. Le 29 mars, l’équipe de France boucle sa tournée américaine de préparation à la Coupe du monde par une victoire convaincante contre la Colombie (3-1), trois jours après avoir dominé le Brésil (2-1). A l’approche du tournoi, les Bleus font forte impression et s’avancent vers la compétition avec une immense confiance, portés par leur attaque de feu. Dans les couloirs du Northwest Stadium de Landover (Maryland), le défenseur Lucas Hernandez crée la surprise en abandonnant la langue de bois, habituelle dans le football de haut niveau. A la question de savoir si les Tricolores disposent de la meilleure équipe du monde, il répond : « Personnellement, je pense que oui, bien sûr. Sur le plan offensif, aucune autre sélection n’a des joueurs comme ça. »

Dans la foulée, Didier Deschamps commence sa conférence de presse et apprend les propos de son joueur. Le sélectionneur ne masque pas sa colère. « Lucas a dit ça ? Il a dit ça ? Je vais lui parler tout de suite derrière », lâche-t-il d’un ton sec. Avant de développer sa pensée : oui, son groupe peut remporter un nouveau titre mondial. « Qu’on ait le potentiel, l’ambition, oui, reconnaît le Basque, [mais] il ne faut pas se voir plus beaux qu’on ne l’est. On ne doit pas perdre notre humilité. »

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