Coupe du monde 2026 : à New York, le football envahit la ville où le basket est roi
La Fédération internationale de football (FIFA) doit avoir hâte que la ferveur pour le titre des Knicks retombe un peu à New York. Une marée bleu et orange a encore déferlé dans les rues de Manhattan, jeudi 18 juin, pour une parade célébrant le premier titre NBA de la franchise depuis cinquante-trois ans. La Coupe du monde de football apparaît très secondaire dans la ville, qui ne vibre, pour le moment, que pour son équipe de basket.
Gianni Infantino, le président de la FIFA, a pourtant misé gros sur New York : le MetLife Stadium, situé à quelques kilomètres, dans le New Jersey, accueille huit matchs du Mondial, dont la finale, qui se jouera le dimanche 19 juillet. Une stratégie qui fait sens, tant le football a pris une place centrale dans la ville. Pour preuve, l’emprise croissante des terrains de soccer, remplis à toute heure du jour par des enfants ou des adultes. Il arrive même que les terrains de base-ball ou de football américain soient colonisés par le ballon rond.
« Le foot est devenu le premier sport chez les moins de 15 ans, tous les jeunes veulent jouer », explique Jérôme Meary. Ce Français, installé aux Etats-Unis depuis bientôt vingt ans, a créé en 2017, avec des associés, le premier centre d’« urban foot » de New York, ces terrains en intérieur disponibles à la location. Baptisée « Socceroof », sa société va développer en 2026 des complexes dans une vingtaine de villes du pays. « L’évolution est monstrueuse, dès qu’on ouvre un centre, on est complet. Si les gens pouvaient réserver sur quatre ans, ils le feraient », assure-t-il.
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