Sans surprise, le Comité international olympique (CIO) a validé, jeudi 25 juin, le maintien au programme des Jeux d’hiver du ski-alpinisme, « sport additionnel » qui avait fait ses débuts olympiques à Milan-Cortina, en février. Rassemblés en session extraordinaire à Lausanne (Suisse) pendant deux jours pour examiner les chantiers lancés il y a un an par la nouvelle présidente, Kirsty Coventry, la centaine de membres du CIO ont, comme cela était attendu, ratifié la décision prise le 10 juin en commission exécutive.
Comme cela avait été annoncé au début de juin, le programme sportif complet des JO 2030 dans les Alpes françaises – disciplines, épreuves, quotas d’athlètes – ne sera décidé que dans le courant de l’été, à une date pas encore fixée par le CIO. Le combiné nordique et le slalom géant parallèle en snowboard sont sur la sellette, alors que des épreuves de freeride et de patinage artistique synchronisé pourraient faire leur apparition.
Il y a quelques semaines, le Comité d’organisation des Jeux 2030 (Cojop) avait proposé le ski-alpinisme comme unique « sport additionnel », en ajoutant l’individuel – une épreuve qui reflète l’esprit originel du « ski-alpi » – au sprint et au relais mixte, quelque peu décriés à Milan-Cortina.
« Un essor remarquable »
Le Cojop avait souligné que le ski-alpinisme, « héritier d’une longue tradition alpine, connaît aujourd’hui un essor remarquable porté par l’attrait croissant pour les sports d’endurance et pour une pratique plus authentique de la montagne ». Des propos repris jeudi par Edgar Grospiron, le patron des JO 2030. « Le ski-alpinisme est enraciné dans l’histoire du ski, il est cohérent avec l’identité de nos Jeux et il est tourné vers l’avenir », a plaidé face aux membres du CIO l’ancien champion olympique de ski de bosses à Albertville (1992).
Ces épreuves seront organisées dans le Briançonnais, l’un des quatre grands pôles où doivent se tenir les Jeux d’hiver, avec la Savoie, la Haute-Savoie ainsi que Lyon et sa Métropole. A Milan-Cortina, les Français Emily Harrop et Thibault Anselmet avaient remporté la médaille d’or en relais mixte de ski-alpinisme, discipline qui propose des manches intenses et télégéniques. Egalement médaille d’argent du sprint en Italie, Emily Harrop s’est réjouie de voir consacrer l’épreuve individuelle. « Une discipline historique : c’est peut-être celle pour laquelle les jeunes générations arrivent et pour laquelle les anciens ont laissé leur trace », a-t-elle souligné en zone mixte.