Coupe du monde 2026 : quelles équipes ont brillé lors de la phase de groupes et lesquelles ont déçu ?
La première phase de la Coupe du monde de football est désormais finie et les 32 équipes qui disputeront, à partir de dimanche 28 juin, les seizièmes de finale sont connues. L’occasion pour Le Monde de tirer un bilan (non exhaustif) des sélections qui ont marqué – en bien et en mal – ce début de tournoi.
L’équipe qui a créé la surprise
Le Cap-Vert
Bien audacieux celui qui aurait pu prédire que les Requins bleus sortiraient de leur groupe, a fortiori, avec l’Espagne et l’Uruguay en adversaires directs. Pour leurs grands débuts dans le tournoi, les Cap-Verdiens ont su tenir tête aux cadors et offrent à cette édition 2026 élargie à 48 équipes son joli conte de fées.
Les équipes qui ont confirmé
La France
Les champions du monde 2018 et finalistes de l’édition 2022 étaient attendus. Ils ont – pour l’instant – répondu présent. Trois victoires en autant de matchs, ce n’était plus arrivé depuis 1998, année où la France s’est offert sa première étoile.
L’Argentine
Les tenants du titre sont bien là, en particulier leur capitaine Lionel Messi. A 39 ans, l’octuple Ballon d’or a marqué six fois en trois rencontres et a détrôné l’Allemand Miroslav Klose au classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Coupe du monde.
Le Maroc
Les Lions de l’Atlas sont au rendez-vous avec deux victoires contre l’Ecosse (1-0) et Haiti (4-2) et surtout un match nul de prestige (1-1) contre le Brésil. Parmi les forces de l’équipe, le milieu de terrain Ayyoub Bouaddi, 18 ans, a rayonné dans l’entrejeu par sa capacité de récupération et sa qualité de relance.
Les équipes qui doivent encore faire leurs preuves
L’Angleterre
Un succès éclatant contre la Croatie (4-2) pour démarrer, puis une prestation décevante contre le Ghana, achevée sur un match nul (0-0). Les Three Lions d’Harry Kane l’ont emporté sans se rassurer face au Panama (2-0) lors de leur dernière rencontre. Il faudra faire plus pour remporter une première Coupe du monde depuis 1966.
L’Allemagne
Les quadruples champions du monde ont bien commencé le tournoi avec un feu d’artifice offensif contre Curaçao (7-1), puis s’en sont remis à leur joker Deniz Undav pour débloquer de justesse la situation contre la Côte d’Ivoire (2-1). La Mannschaft a ensuite souffert de l’agressivité des Equatoriens lors du dernier match de poules au point de concéder la défaite (1-2). Le gardien Manuel Neuer n’a pas rassuré et les Allemands devront se passer de leur défenseur Nico Schlotterbeck, blessé à la cheville.
Le Brésil
Grâce à deux victoires – contre Haïti (3-0) et l’Ecosse (3-0) – et un match nul face au Maroc (1-1), la Seleçao a fait le travail sur le plan comptable en terminant à la première place du groupe C. Mais face aux Lions de l’Altas, l’adversaire le plus solide de leur poule, les hommes de Carlo Ancelotti ont été dominés physiquement et techniquement pendant la majeure partie de la rencontre. Un déficit compensé par la grande forme de Vinicius Junior, déjà buteur à quatre reprises.
La Belgique
En concédant le nul face à l’Egypte (1-1) puis l’Iran (0-0), malgré leur statut de favoris, les Diables rouges ont montré leur inefficacité offensive, avec un seul but sur leurs 38 tirs cadrés sur ces deux rencontres. S’ils se sont rattrapés contre la Nouvelle-Zélande (5-1), réputée plus faible, les coéquipiers de Kevin de Bruyne n’ont pas encore pleinement levé les doutes.
Le Portugal
Considérée comme l’une des prétendantes au sacre final, la sélection lusitanienne a peiné à confirmer ce statut lors de son premier match en concédant le match nul face à la République démocratique du Congo (1-1). Cristiano Ronaldo, d’abord décevant à la pointe de l’attaque, a ensuite réveillé les siens au cœur d’un collectif retrouvé en inscrivant un doublé lors du large succès de son équipe face à l’Ouzbékistan (5-0). Une efficacité vite retombée dès le match suivant et le score nul et vierge du Portugal face à la Colombie.
Les équipes qui se sont illustrées
Le Mexique
Eliminée en phase de groupe lors du Mondial 2022, El Tri s’est rattrapée devant son public, avec une première place inédite depuis 2002. Avec trois victoires, six buts inscrits et aucun encaissé, la sélection mexicaine est devenue la première à réaliser un sans-faute en poules depuis 2018 - imitée peu après par la France et l’Argentine.
La Côte d’Ivoire
Avec ses victoires contre l’Equateur (1-0) et Curaçao (2-0) et une défaite frustrante contre l’Allemagne (1-2), les Eléphants d’Emersé Faé ont terminé deuxième du groupe E et se sont qualifiés pour la première fois de leur histoire en phase à élimination directe d’un Mondial. La plus jeune sélection du tournoi – 25 ans et 10 mois de moyenne d’âge – a pu s’appuyer sur une défense solide et une attaque portée par ses talents Yan Diomandé et Nicolas Pépé, auteur d’un doublé contre Curaçao.
Le Japon
Les Samuraï Blue ont de grandes ambitions pour cette édition et il faudra compter sur eux pour les seizièmes de finale, même s’ils héritent d’entrée d’un gros morceau avec le Brésil de Vinicius Junior. Pas de quoi les inquiéter outre mesure, puisque lors du Mondial 2022, ils ont déjà fait tomber des poids lourds comme l’Allemagne et l’Espagne.
Les équipes qui ont déçu
L’Uruguay
C’est la plus grosse contreperformance de cette cuvée 2026. Déjà éliminée dès la phase de groupes au Qatar en 2022, la Celeste quitte une nouvelle fois prématurément la Coupe du monde malgré une poule largement à sa portée (Arabie saoudite, Cap-Vert et Espagne). C’est la seule sélection de la zone Amérique du Sud à ne pas s’être qualifiée pour les seizièmes de finale.
La Turquie
On la présentait comme un outsider, la Turquie a été éliminée d’entrée, avant même de jouer son troisième match de poule – finalement remporté contre les Etats-Unis (3-2). Incapables de marquer le moindre but lors des deux premières rencontres, Arda Güler, Kenan Yildiz et leurs coéquipiers voudront vite oublier ce Mondial.
La Tunisie
Pour la sélection tunisienne, cette édition nord-américaine fut un fiasco. Lourdement battus coup sur coup par la Suède (1-5), le Japon (0-4) et les Pays-Bas (1-3), les Aigles de Carthage auront aussi marqué cette édition avec un changement d’entraîneur et l’arrivée du Français Hervé Renard en pleine compétition. Un grand chantier s’annonce pour rebâtir la sélection.