La nuit a été longue en Espagne. Dès le coup de sifflet final, des dizaines de milliers de supporteurs ont envahi les rues du pays pour fêter la victoire de leur équipe nationale sur les Bleus (2-0) en demi-finales de la Coupe du monde 2026, mardi 14 juillet, à Dallas (Texas). Les voitures arboraient le drapeau aux couleurs rouge et jaune, les klaxons ont résonné. Seize ans après son épopée triomphale en Afrique du Sud en 2010, conclue par un succès sur les Pays-Bas (1-0 a.p.), la Roja rêve désormais d’un nouveau titre mondial.
Pour ce match face aux Français, décrit par le sélectionneur Luis de la Fuente comme « une finale avant l’heure », des écrans géants ont été installés dans plusieurs villes du pays. A Madrid, près de 4 000 personnes se sont rassemblées sur la plaza de Colon malgré une chaleur écrasante. Ils étaient environ 5 000 dans le parc central de Mataro, en Catalogne, où a grandi l’attaquant Lamine Yamal, et près de 10 000 sur la plaza del Pilar, à Saragosse, la capitale de la région de l’Aragon. A Pampelune, dans le Pays basque, où les célébrations de la San Fermin venaient tout juste de s’achever, les supporteurs ont célébré avec une ferveur particulière le but de Mikel Oyarzabal, l’attaquant de la Real Sociedad, le club voisin de Saint-Sébastien.
Il vous reste 71.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.