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Cyberpédocriminalité : une trentaine de consommateurs d’images de violences sexuelles sur mineurs interpellés sur tout le territoire

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« Il ne faut jamais oublier que derrière chaque image sexuelle d’enfant, il y a une victime de violences », insiste la commissaire divisionnaire Aurélie Besançon, jointe par Le Monde en marge de l’important coup de filet piloté par l’Office mineurs (Ofmin), qu’elle dirige. Une à deux fois par an, ces policiers spécialisés dans la pédocriminalité du haut du spectre lancent une grande opération d’interpellation des consommateurs d’images de violences sexuelles commises sur des enfants.

Lundi 22, mardi 23 et mercredi 24 juin, une grosse centaine de policiers et de gendarmes ont interpellé, sur tout le territoire français, une trentaine de personnes, ciblées pour avoir visionné les vidéos les plus violentes du corpus. Prévue bien avant les interrogations soulevées par les agissements pédocriminels de Jérôme Barella, cette opération rappelle la circulation massive de ces images, et la question du passage à l’acte de leurs spectateurs.

Quels sont leurs profils ? « Exclusivement des hommes, sans grande surprise », éclaire-t-elle, rappelant que la délinquance sexuelle est un champ très majoritairement masculin. Leurs catégories sociales sont en revanche transverses : « Toutes les catégories sociales sont représentées, même les retraités. Nombreux sont insérés socialement. » Cadres, ouvriers, un agent SNCF, un cuisinier… Par ailleurs, certains d’entre eux apparaissent déjà dans les fichiers judiciaires pour des violences commises sur des mineurs.

C’est aussi l’un des principaux enjeux de ces interpellations : détecter ceux qui ont été plus loin que la cyberpédocriminalité. La consommation d’images représente un marqueur de dangerosité criminologique. Elle est nécessaire, mais pas suffisante. « Nous, on estime que le chiffre, c’est 40 % des consommateurs qui passent à l’acte. Tous ne l’ont pas fait, mais parmi ceux qui l’ont fait, on retrouve presque systématiquement des images de violences sur les enfants dans leurs supports numériques », poursuit la cheffe de l’Ofmin.

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