Mardi 1er septembre, le ballet des cars scolaires reprendra devant l’école des savoirs Jean-Babin, à Varennes-en-Argonne (Meuse). Chaque matin, les bus défileront dans une chorégraphie minutée pour déposer une centaine d’élèves venus des communes alentour. Un peu avant 8 heures, les plus petits se dirigeront à droite pour rejoindre l’école, les plus grands à gauche pour se rendre au collège, dans une autre aile du bâtiment. Des flèches colorées rappelleront le chemin aux élèves encore ensommeillés.
Depuis la rentrée 2024, une centaine d’écoliers et près de 80 collégiens de Varennes-en-Argonne et de ses environs suivent leur scolarité au même endroit, de la petite section de maternelle jusqu’à la classe de 3e. Des ponts existent tout au long de la scolarité pour faciliter la transition entre l’école et le collège.
Il y a encore quelques années, les parents d’élèves n’auraient pas imaginé de telles facilités. Dans un territoire qui compte seulement 13 habitants par kilomètre carré, le sujet du transport vire rapidement au casse-tête. Alors, lorsque en 2018 le département annonce vouloir fermer le site de Varennes du collège d’Argonne, l’autre se situant à Clermont-en-Argonne, à 15 kilomètres de là, c’est le branle-bas de combat. La mobilisation réunit dans un même élan habitants, enseignants et élus.
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