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Dans l’éducation nationale, une drôle de rentrée politique, coincée entre une fin de quinquennat atone et une élection présidentielle majeure

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Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, n’a pas eu le temps de prendre la parole lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée qu’il s’est déjà fait voler la vedette par les deux candidats à l’élection présidentielle du bloc central, Gabriel Attal et Edouard Philippe. Le premier plaide, dans un entretien au Monde publié mardi 25 août, pour le rétablissement du certificat d’études ou la fermeture de « collèges ghettos », quand le second explique le même jour au Figaro sa volonté d’augmenter de 20 % la rémunération des enseignants et de « mettre le paquet sur la maternelle et le primaire ».

Ce court-circuitage illustre la drôle d’année qui s’amorce en matière de politique éducative, coincée entre la fin d’un quinquennat qui a connu une valse de réformes et de ministres de l’éducation, et le début d’une campagne présidentielle majeure.

Face à cette surenchère d’annonces, Edouard Geffray a joué la carte de la sobriété lors de sa conférence de rentrée, mardi après-midi. « Tout le monde regarde vers avril 2027, permettez-moi de regarder vers septembre 2026 », a-t-il déclaré, se défendant de tout immobilisme. L’ancien directeur général de l’enseignement scolaire (DGESCO), qui se plie à l’exercice en tant que ministre pour la première – et vraisemblablement la dernière – fois, connaît par cœur ce rituel qui intervient quelques jours avant que 11,6 millions d’élèves et plus d’un million de personnels reprennent le chemin de l’école.

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