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Derrière la coordination nationale des « gilets jaunes », des militants aguerris qui cherchent à fédérer les colères

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« C’EST LE MOMENT D’ACCELERER ! » Sur la chaîne Telegram « 17 octobre gilet jaune », le message posté vendredi 30 octobre s’accompagne d’un émoji explosif. « A partir de samedi, on arrête d’attendre une semaine pour continuer le combat. Il faut que ce soit tous les jours. Toutes les nuits ! » Huit ans après les premières occupations de ronds-points, une coordination nationale des « gilets jaunes » appelle à poursuivre la mobilisation contre la « vie chère », samedi 31 octobre. Une organisation nouvelle, qui cherche à trouver sa place dans une contestation sociale déjà engagée.

Cette fois, les « gilets jaunes » n’ont pas déclenché le mouvement. Depuis la mi-septembre, lycéens et étudiants se mobilisent pour de meilleures conditions d’apprentissage. « Au départ, ce n’est pas né d’un appel de “gilets jaunes” ; on a essayé de faire converger les luttes », reconnaît Benjamin Ball, l’un des porte-paroles de la coordination. Dans les cortèges, le gilet fluorescent est également porté par des lycéens et des étudiants. Impossible, dès lors, de mesurer le poids réel de la coordination dans les manifestations.

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