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Derrière la vitrine de la Route du rhum, la Guadeloupe peine à s’imposer dans la course au large

· Sport

« Etre au départ de la Route du rhum, c’est déjà une réussite. » Rodolphe Sepho, à la barre de Canbt-Oti/Rêve-de-Large-5 en Class40, est l’un des sept skippers originaires de Guadeloupe à s’être élancés de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) pour la 13e édition de la course, dimanche 1er novembre. Quelques jours avant le départ, lors d’une discussion avec Le Monde, le navigateur de 40 ans mesurait sa chance de pouvoir participer pour la quatrième fois à la transatlantique, dont la ligne d’arrivée devrait être franchie samedi 7 novembre, dans son port d’attache, Pointe-à-Pitre. Car, dans l’archipel, l’accès au plus haut niveau de la compétition hauturière reste aujourd’hui difficile.

La Guadeloupe a pourtant investi « autour de 6 millions d’euros » dans cette édition 2026 de la Route du rhum – soit plus de 50 % du budget de l’épreuve, estimé à 11 millions d’euros –, comme le confiait Jean-Claude Nelson, vice-président du conseil régional, à France-Antilles le 30 octobre. « Chaque euro investi pourrait générer entre 5,50 et 6 euros de retombées », affirmait-il, et doit permettre d’en faire « un levier de développement économique » pour le territoire. En dépit de la volonté de prolonger le partenariat avec l’épreuve, qui arrive à échéance cette année, la course au large reste un sport de niche dans l’archipel.

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