Derrière les élections sénatoriales 2026, l’ombre de la présidentielle 2027
Les sénateurs aiment évoquer leurs « deux jambes » : l’une sur le terrain, aux côtés des élus locaux, l’autre à Paris, en tant que représentants des collectivités territoriales et législateurs à part entière. Sans craindre le déséquilibre, les candidats en campagne pour les élections sénatoriales du dimanche 27 septembre insistent cependant davantage sur leur rôle de défenseurs des territoires que sur celui de parlementaires votant les lois.
Le scrutin déterminera pourtant la composition de l’une des deux Chambres du Parlement pour les trois prochaines années, donc pour les deux premières années du mandat présidentiel à venir. C’est là le paradoxe d’élections à la fois décorrélées du scrutin présidentiel et déterminantes pour le prochain quinquennat.
« Les sénatoriales ont toujours été des élections à part, souligne le politologue et directeur de recherche au CNRS Romain Pasquier. Il y a un entre-soi qui fait que l’élection se joue au moins autant sur la personnalité que sur le positionnement politique, en particulier dans les départements ruraux. »
De fait, certains élus, comme le maire de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) et ancien député centriste Harold Huwart déplorent la « dépolitisation » du scrutin, tout en espérant voir le Sénat jouer un « rôle de résistance » en cas de victoire du Rassemblement national (RN) à l’élection présidentielle.
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