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Des triathlètes dans le grand canal du château de Versailles : comment les événements sportifs s’approprient les lieux historiques

· Sport

C’est une première dans la longue histoire du château de Versailles (Yvelines), vieux de quatre siècles. Dimanche 11 octobre, plus de 2 000 sportifs s’élanceront à la nage dans les eaux du grand canal du palais, au départ de la première édition du triathlon Ironman 70.3 de Versailles. Avant eux, personne n’avait jamais nagé dans ce bassin artificiel de vingt-trois hectares, construit à l’origine pour les compétitions d’aviron et les petites embarcations à rame de Louis XIV. « L’idée était dans un coin de ma tête, j’en rêvais un jour ou l’autre, mais peut-être pas dès la première année », reconnaît Thibault Vellard, directeur général d’Ironman France, « ravi de pouvoir proposer ça [aux] athlètes ».

Il n’a pas toujours été question d’accueillir la natation dans ce cadre de carte postale, mais un « concours de circonstances » a permis aux triathlètes de plonger dans les eaux du canal cette année, poursuit le dirigeant de la structure privée organisant des triathlons tout autour du monde. Initialement prévue le 12 juillet, l’épreuve a été déplacée à la mi-octobre en raison des fortes chaleurs, sur ordre de la préfecture des Yvelines. Et ses 1,9 km de nage (suivis de 90 km de vélo et de 21,1 km de course à pied, qu’implique le format semi-Ironman) devaient prendre place dans la pièce d’eau des Suisses. Mais les canicules à répétition de l’été 2026 ont asséché ce bassin habitué à recevoir les nageurs, et accéléré la prolifération de cyanobactéries – des micro-organismes rendant l’eau impropre à la baignade.

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