Jamais depuis plus de vingt ans la France n’était revenue de championnats du monde de judo la tête aussi basse. A Bakou (Azerbaïdjan), l’équipe tricolore n’a obtenu que quatre médailles et, surtout, aucun titre individuel, au terme de huit jours de compétition. Il faut remonter à 2003, à Osaka, pour trouver trace d’une pareille contre-performance. Et encore, au Japon les Bleus avaient disputé cinq finales – toutes perdues. En Azerbaïdjan, seules Kaïla Issoufi (− 78 kg) et Romane Dicko (+ 78 kg) ont disputé – en vain – le combat pour la médaille d’or.
Dimanche 11 octobre, dernier jour des Mondiaux, les Tricolores n’ont même pas pu se consoler dans l’épreuve mixte par équipes, pourtant leur point fort (six finales, toutes contre le Japon, depuis 2017), battus par la Russie en quarts de finale, puis par la Géorgie pour la médaille de bronze. Une nouvelle déception qui illustre la faillite du judo français.
Le bilan à Bakou est bien maigre, très loin de l’objectif de quatre titres assignés avant le début de la compétition par Stéphane Nomis, le président de la Fédération française de judo et des disciplines associées (FFJDA).
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