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Deux inspecteurs du travail de Grenoble sanctionnés pour insubordination

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La sentence est tombée après quatre semaines d’attente. Deux inspecteurs du travail, adhérents du syndicat SUD-Travail-Affaires sociales, viennent de se voir infliger un blâme et une suspension de quinze jours par le ministère du travail.

La décision, notifiée le 12 octobre, a été rendue publique jeudi 15 octobre par leur organisation et par les trois autres qui les soutiennent (CGT, CNT, FSU). En poste dans une direction départementale de l’Isère, à Grenoble, les deux agents sont accusés d’avoir eu une attitude agressive à l’égard de certains de leurs collègues – dont une cadre de la hiérarchie intermédiaire –, et de s’être placés dans une forme d’insubordination. Ils réfutent ces griefs, s’estimant victimes d’une « procédure-bâillon » enclenchée contre eux parce qu’ils ont dénoncé leurs mauvaises conditions de travail et le « dévoiement » de leurs missions.

Au départ, l’administration envisageait des sanctions plus lourdes, selon l’intersyndicale, puisqu’il était question d’affecter les deux fonctionnaires dans un autre service « hors d’Isère ». A l’issue du conseil de discipline, réuni le 15 septembre, des mesures moins sévères ont été proposées (un blâme pour le premier et, s’agissant du second, une mutation d’office susceptible d’intervenir dans le même département, voire à Grenoble). En définitive, le curseur a encore été abaissé, pour ce qui est du second.

Le fait que le ministère du travail affiche une plus grande clémence est analysé comme une « première victoire » par l’intersyndicale. Il « recule » après avoir dû admettre que les charges à l’encontre des deux agents de contrôle « ne tiennent pas », complète Coline Martres-Guggenheim, de SUD-Travail-Affaires sociales. Les organisations qui défendent les mis en cause y voient aussi le fruit de la « mobilisation » de nombreux collègues, à Grenoble, ainsi que dans d’autres villes, et de la solidarité exprimée par un « large panel » de personnalités – dont des députés (les socialistes Olivier Faure et Boris Vallaud, l’« insoumise » Mathilde Panot, le communiste Stéphane Peu, l’écologiste Sandrine Rousseau, etc.).

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