Voice of Freedom Повна версія

Duy Anh Nhan Duc essaime ses œuvres dans le palais Jacques-Cœur, à Bourges

· Culture

Après l’Espace Richaud à Versailles, ancien hôpital royal réhabilité situé à deux pas du château, c’est dans un autre lieu patrimonial, le palais Jacques-Cœur à Bourges, édifié par l’argentier-voyageur de Charles VII, que l’artiste Duy Anh Nhan Duc a été invité à déployer ses créations végétales. Une proposition du Centre des monuments nationaux pour célébrer les 150 ans de la disparition de l’écrivaine berrichonne George Sand (1804-1876), engagée en son temps pour la sauvegarde de la végétation. Qualifiant les grands arbres de « monuments » sacrés, elle mena notamment un combat, en 1872, pour la préservation de la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), face au projet du gouvernement de raser certaines zones afin d’y planter des résineux plus rentables.

Comme la romancière, Duy Anh Nhan Duc, artiste autodidacte né au Vietnam en 1983 mais installé en France depuis l’âge de 10 ans, s’est pris de passion pour les arbres, dont il tire littéralement la substance de son œuvre. En ville ou dans les parcs, il glane morceaux de bois, écorces et feuilles mortes, qui, une fois broyés, séchés ou infusés dans son atelier situé au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), lui fournissent la matière première de ses compositions. De chaque essence – chêne, frêne, charme, marronnier, hêtre… –, il extrait un jus qu’il utilise comme une peinture pour des créations au pinceau, ou en teinture sur coton, lin ou soie. La palette obtenue s’étend du jaune le plus pâle au brun le plus soutenu, en passant par toutes les nuances de vert.

Il vous reste 65.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.