Edwige Diaz, la bonne soldate passée cheffe locale du RN au Sénat
Le chat est un collaborateur prisé dans les rangs du Rassemblement national (RN). Des élus du parti d’extrême droite en auraient adopté, ces dernières années, pour s’attirer l’attention de Marine Le Pen, passionnée par les félidés jusqu’à devenir éleveuse professionnelle.
Edwige Diaz n’a pas l’ailurophilie opportuniste : âgés de 14 à 16 ans, ses compagnons Momo, Tototte et Gladys sont plus vieux que sa première carte au Front national (FN, devenu RN en 2018), réglée en 2014. La nouvelle sénatrice de Gironde est pourtant passée maître dans la dévotion à la cheffe.
Les succès électoraux, pas plus que l’intégration des cercles dirigeants lepénistes (jusqu’au très restreint bureau exécutif du RN), n’ont affecté la prudence zélée de la trentenaire, amatrice de couleurs flashy. Pas un avis qui ne soit précédé d’un prudent « comme Marine [Le Pen] et Jordan [Bardella] le disent ». Pas une ambition qui ne soit dissimulée derrière son statut de « soldat », prête à sauter n’importe où le voudraient les deux têtes de son parti.
Le dimanche 27 septembre, une fois acquis les 450 grands électeurs nécessaires pour intégrer le Sénat (elle obtiendra finalement 709 voix), la députée ose informer Marine Le Pen que, « si le poste est vacant, [elle se] rendr[a] disponible ». Le « poste » en question lui était promis avant même le scrutin : la Marseillaise de naissance sera bien présidente du premier groupe d’extrême droite du Sénat.
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