Emmanuel Macron s’affiche à la manœuvre face aux crises internationales et à la flambée des prix des carburants
Sur fond de « montée en tension » entre la Russie et les pays européens, Emmanuel Macron a estimé, jeudi 24 septembre, que la France pouvait être visée par une attaque à l’aide d’un drone chargé d’explosifs, comme l’a été l’Allemagne à l’aéroport de Leipzig début août.
L’Hexagone n’a pas encore connu d’offensive de ce type, la CIA « n’a pas informé les services français » d’une potentielle attaque de drones russes visant le sud du pays, contrairement à des allégations parues dans la presse étrangère, a affirmé le chef de l’Etat lors d’une double interview sur TF1 et France 2. « Mais quand vous me posez la question “est-ce que ça peut arriver ?”, ma réponse est oui », a-t-il précisé. « La Russie considère que l’Europe, c’est la profondeur stratégique de l’Ukraine, a poursuivi Emmanuel Macron. Parce que les Européens aident l’Ukraine, l’Europe peut être visée. »
Quatre ans après la « mobilisation partielle » de 300 000 réservistes, le scénario d’une nouvelle mobilisation russe de 300 000 hommes « nous paraît crédible », a ajouté Emmanuel Macron, qui avait convoqué, le 18 septembre, les responsables des partis pour les alerter sur la menace russe. « Le signal qu’est en train d’envoyer aujourd’hui la Russie est : on est prêt à faire encore plus de sacrifices pour prendre tout le Donbass », a-t-il explicité, précisant que depuis l’invasion de l’Ukraine, cette guerre a déjà coûté à la Russie « 1,2 million d’hommes », blessés ou tués.
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