En Irak, la Coupe du monde 2026 offre un rare moment d’union nationale malgré la défaite contre l’équipe de France
A quelques heures du coup d’envoi de France-Irak, lundi 22 juin à Philadelphie, (Pennsylvanie), l’Irak, pays aux multiples divisions, s’est de nouveau retrouvé soudé autour de son équipe de football. Depuis le début du tournoi, les appartenances, rivalités, antagonismes communautaires se sont tus. En se réinventant en supporteurs unis le temps de la compétition, les Irakiens célèbrent autant le football qu’un rare moment de concorde.
La participation de l’équipe au Mondial 2026 avait déjà des airs de miracle. Le 31 mars, les Lions de Mésopotamie obtenaient leur ticket pour l’Amérique du Nord en battant la Bolivie (2-1). Une qualification historique, la première depuis 1986. Pour marquer l’événement d’une pierre blanche, le gouvernement a décrété deux jours fériés.
Quelques semaines plus tard, les débuts difficiles dans le Mondial, avec une lourde défaite contre la Norvège (1-4), n’incitaient pas à l’optimisme pour la rencontre face aux Bleus de Kylian Mbappé. De fait, il n’y a pas eu d’exploit : l’Irak s’est incliné 0-3. Les Irakiens ne se faisaient pas d’illusion, se raccrochant toutefois à la satisfaction d’en être arrivés là. Déjà une victoire en soi.
Il vous reste 78.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.