Politique

Entre Emmanuel Macron et la jeunesse, un divorce consommé

Entre Emmanuel Macron et la jeunesse, un divorce consommé

L’ironie est cruelle. En 2017, Emmanuel Macron est un président célébré pour sa jeunesse et sa promesse de renouvellement. A l’automne 2026, son double quinquennat s’achève dans les cris et les protestations d’une nouvelle génération avide de tourner la page. Au milieu des cortèges, les lycéens et étudiants, mobilisés depuis la mi-septembre, se dressent contre son bilan et espèrent rallier à eux d’autres catégories désabusées. Samedi 17 octobre, lors d’une nouvelle journée de mobilisation, ils ambitionnent ainsi une convergence « jeunes et jaunes » avec les « gilets jaunes » qui ont fait reculer le gouvernement à l’hiver 2018-2019.

En 2017, Emmanuel Macron avait pourtant joué sur cette corde lors de sa campagne. A l’aube de ses 40 ans, il allait faire tomber toute une génération de « boomers », de François Hollande à François Fillon en passant par Jean-Luc Mélenchon. L’historien Jean-François Sirinelli voyait en lui « le candidat victorieux d’une France post-baby-boomeurs » et saluait une « concomitance inédite sous la Ve République », entre l’âge médian des Français (40,4 ans en 2017) et celui de leur nouveau président de 39 ans, dans Les Révolutions françaises, 1962-2017 (Odile Jacob, 2017).

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