Politique

Etre une femme politique et devenir mère, le piège de l’injonction contradictoire

Etre une femme politique et devenir mère, le piège de l’injonction contradictoire

Marine Tondelier n’est pas la première et ne sera pas la dernière. Mais les femmes politiques à haut niveau qui deviennent mères et le disent semblent encore relever de l’anomalie et sont sources d’abondants commentaires. Après la naissance de son deuxième enfant, le 18 septembre, certains auraient aimé que la secrétaire nationale des Ecologistes garde pour elle cette histoire jugée « intime », d’autres ont un avis sur le programme de ses sorties, assurant que la « place d’un bébé n’est pas dans une manif ».

Il y a eu également la caricature de Charlie Hebdo, où elle semble ricaner en accouchant et sous-titrée « La châtaigne est sortie de sa bogue ». « Toujours les femmes sont une sorte de bien public sur lequel on se permet de commenter, on veut qu’elles soient comme ci ou comme ça après tel événement. Mais les femmes ne sont pas les bébés, elles savent pour elles ce qui est bon », observe la sage-femme et chroniqueuse Anna Roy, qui a sorti le 14 octobre un livre intitulé Stop (vous avez assez donné) (éd. Albin Michel, 224 pages, 19,90 euros).

Un mois après la naissance de son fils, le 14 octobre, la candidate à l’élection présidentielle a annoncé la fin de son congé maternité, sans avoir jamais disparu des radars médiatiques. Quelques heures avant d’accoucher, elle était à l’Elysée, quelques jours plus tard, elle animait une visioconférence avec des journalistes et défilait en famille dans une manifestation pour le climat à Arras.

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