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« Exception culturelle, la bataille qui a sauvé le cinéma français » : sur LCP, récit d’une victoire contre l’invasion hollywoodienne

· Culture

LCP – MERCREDI 28 OCTOBRE À 20 H 40 – DOCUMENTAIRE

LCP – MERCREDI 28 OCTOBRE À 20 H 40 – DOCUMENTAIRE

« Vous ne me connaissez pas, et pourtant j’ai mon empreinte sur Hollywood Boulevard. » Ainsi se présente Jack Valenti (1921-2007), président de la Motion Picture Association of America de 1966 à 2004, dans le documentaire de Marie-Laurence Rincé, coécrit avec Laurent Joffrin. C’est lui qui a été astucieusement choisi pour raconter à la première personne et en voix off, grâce au comédien américain Ken Starcevic, la bataille qui a sauvé le cinéma français. Pendant trente-huit ans, le job de Valenti, que l’on retrouve (le vrai cette fois) sur des images d’archives, a consisté à faire en sorte que les films américains inondent le monde. « J’ai plutôt bien réussi. Sauf une fois, contre ces fichus Français », dit la voix off.

C’était en 1993, lors de la phase finale des négociations du GATT – accord général sur les tarifs douaniers et le commerce –, durant l’Uruguay Round. Les Etats-Unis militent alors pour que les films (cinéma et télévision) intègrent le marché de libre-échange. Devenant, de facto, des marchandises comme les autres, ils ne seraient plus protégés par des quotas (en vigueur depuis 1948), ce qui ouvrirait les vannes aux puissantes productions américaines.

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