Face à l’ultimatum de l’Ukraine, la Biélorussie joue la carte de l’apaisement
La Biélorussie, alliée de Moscou, a partiellement obtempéré peu avant l’expiration de l’ultimatum de l’Ukraine. Le président ukrainien avait donné, le 19 juin, une semaine à son homologue biélorusse, Alexandre Loukachenko, pour démanteler les antennes-relais situées sur le territoire biélorusse et utilisées par les Russes pour ajuster leurs frappes en Ukraine. « Qu’il les supprime, qu’il les retire et qu’il nous prouve qu’elles ont été retirées, avait-il déclaré. S’il ne les retire pas, nous nous en chargerons. »
Le chef d’Etat ukrainien a affirmé, mercredi 24 juin, que ces antennes avaient été désactivées : « D’après les informations que j’ai reçues, l’équipement a cessé de fonctionner sur le territoire biélorusse le 22 juin. S’il a été démantelé ou non, je l’ignore encore. Le fait est que, depuis aujourd’hui, l’équipement n’est plus en état de marche. »
Selon lui, les services de renseignement connaissent l’emplacement de quatre de ces installations, situées dans les régions biélorusses de Brest et de Gomel. Difficile, à ce stade, de savoir si Minsk renoncera à les réutiliser, mais « personne en Ukraine ne souhaite un conflit direct avec la Biélorussie », rappelle l’ancien et dernier ambassadeur ukrainien à Minsk, Ihor Kyzym (2017-2023).
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