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Festival d’Aix-en-Provence : avec « Accabadora », le compositeur Francesco Filidei entretient le cœur vibrant de l’opéra

· Culture

Si la musique de Francesco Filidei a longtemps déconcerté – mais aussi séduit – par ses explorations bruitistes des instruments et parfois, même, du corps humain, elle s’est récemment déployée dans le domaine de l’opéra. Le 4 juillet, au Festival d’Aix-en-Provence, sera ainsi donné en première mondiale Accabadora, le quatrième opéra du compositeur italien de 53 ans. A peine plus d’un an après la création, à la Scala de Milan, de son œuvre Il nome della rosa (Le Nom de la rose, d’après le best-seller éponyme d’Umberto Eco, Grasset, 1980).

Est-ce à dire que l’opéra est devenu le domaine privilégié de Francesco Filidei ? « Non, depuis mes débuts, j’ai toujours fait du théâtre musical d’une manière ou d’une autre », corrige le compositeur. Du théâtre musical, peut-être, mais de l’opéra, de l’art lyrique ? « Avant, j’essayais de faire chanter des choses qui ne chantent pas, comme des bruits, concède le musicien qui a même, jadis, conçu une œuvre à base de borborygmes. Mais maintenant, la tâche est encore plus difficile, car il s’agit de faire chanter des choses qui chantent déjà toutes seules. » Des choses ou des êtres ? Les deux, en fait. Des mélodies, qui se meuvent dans l’orchestre, et des chanteurs, qui incarnent des personnages. Et Francesco Filidei d’assurer qu’« il n’y a rien de plus beau que d’écrire des notes sur une portée et de les voir ensuite prendre vie dans le corps d’une personne ».

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