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Festival d’Aix-en-Provence : Lucie Leguay, du clavier à la baguette

· Culture

Du 4 au 10 juillet, Lucie Leguay sera dans la fosse du Théâtre du Jeu de paume pour diriger la création mondiale d’Accabadora, commande du Festival d’Aix-en-Provence à Francesco Filidei, d’après le roman de Michela Murgia (Seuil, 2011). Un défi de plus pour cette femme de 36 ans. « J’ai déjà dirigé beaucoup de musique contemporaine », commente la musicienne, qui a à son actif la première des Sentinelles de Clara Olivares, créé à Bordeaux en 2024, repris à l’Opéra-Comique en avril 2025, après avoir été l’assistante de Matthias Pintscher à la tête de l’Ensemble intercontemporain. « Je l’ai remplacé alors qu’il était bloqué à New York pendant la pandémie de Covid-19, explique-t-elle. Ce qui m’a d’ailleurs donné l’occasion d’interpréter une dizaine de fois le Requiem de Filidei. »

La musicienne connaît bien la manifestation aixoise pour avoir fait partie, en 2023, des deux artistes sélectionnées dans le cadre d’un mentorat de chefs d’orchestre, en partenariat avec Thomas Hengelbrock et sa formation baroque Balthasar Neumann. Mais elle a aussi beaucoup appris en regardant répéter les grands maestros, notamment Simon Rattle, qui conduisait alors le formidable Wozzeck, de Berg, mis en scène par Simon McBurney. « J’ai rencontré à Aix des personnes importantes, des directeurs d’opéra et de casting, précise-t-elle. Et j’ai affronté pour la première fois le répertoire du XVIIIe siècle – Mozart, Gluck –, auquel je n’osais pas me confronter. »

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