Voice of Freedom Повна версія

Festival d’Avignon : Katerina Andreou dans l’épreuve des marathons de danse

· Culture

How Romantic. Le titre du spectacle de Katerina Andreou fait planer un doute, en raison de sa portée ironique. De fait, cette création pour 14 interprètes de la compagnie norvégienne Carte blanche, basée à Bergen, met en scène avec crudité les marathons de danse, proches de l’épreuve de survie, qui ont essaimé pendant la Grande Dépression des années 1920 aux Etats-Unis – des couples devaient danser le plus longtemps possible, parfois pendant des jours, pour espérer remporter un prix.

Romantique ? Plutôt grinçant. « Il n’y aura pas de gagnants ni de perdants dans la compétition que je chorégraphie, souligne-t-elle. J’y tente une réflexion sur le divertissement forcé, sur le pouvoir et les relations. Et peut-être, aussi, sur le rôle de l’amour comme ligne d’arrivée ultime de toutes les courses, quelles qu’elles soient. »

Katerina Andreou, née à Athènes, passée par des études de piano, de droit et de danse dans sa ville natale, avant d’intégrer le Centre national de danse contemporaine d’Angers, en 2011, a imposé son impulsion rageuse et sauvage depuis sa première pièce, un solo rock bien secoué, intitulé A Kind of Fierce (2016). « C’est vrai que j’aime les corps et les gestes bruts, confirme-t-elle. Je n’irais pas jusqu’à dire que je déconstruis mes apprentissages, notamment classiques, mais je n’aime pas raffiner mes gestes. »

Il vous reste 65.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.