Une majorité confirmée, une opposition qui s’affermit. Pour la troisième fois, depuis mai 2025, l’Assemblée nationale a adopté, mardi 30 juin, la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Sans passe d’armes ni invectives, dans un Hémicycle comble, 295 députés ont voté pour, 232 contre, 35 se sont abstenus.
A l’issue d’un dernier examen du texte, du 22 au 27 juin, le scrutin marque une étape décisive puisque la version adoptée mardi ne pourra plus guère être modifiée. Le Sénat l’examinera les 7 et 8 juillet mais devrait à nouveau le rejeter. Une ultime lecture, le 15 juillet au Palais-Bourbon, devrait consacrer son adoption définitive sans possibilité de l’amender.
Si une majorité nette s’est à nouveau dégagée en faveur de la proposition de loi, l’écart de voix entre les partisans et les opposants – soit 63 – s’est réduit au fil des examens à l’Assemblée nationale. En première lecture, le 27 mai 2025, le texte avait recueilli 305 voix pour, 199 contre. Le 25 février 2026, il y avait eu 299 bulletins favorables contre 226 qui l’avaient rejeté. Mardi, l’opposition comptait 33 voix supplémentaires par rapport au scrutin du printemps 2025. L’accompagnement de la fin de vie est « un sujet sur lequel les doutes sont normaux. Et plus les travaux sont longs plus les gens doutent ! », relativisait à l’issue du vote, mardi, Agnès Firmin Le Bodo, députée (Horizons) de Seine-Maritime.
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