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Fin de vie : l’aide à mourir, un « long cheminement » pour Emmanuel Macron

· Politics

Près d’un demi-siècle après la première initiative parlementaire en ce sens et après un « long cheminement » d’Emmanuel Macron, la loi sur l’aide à mourir devrait être définitivement adoptée, mercredi 15 juillet, par l’Assemblée nationale. Rupture anthropologique pour les uns, avancée sociétale pour les autres, elle aura sa place, espère-t-on à l’Elysée, « parmi les textes qui auront fait débat mais sur lesquels on ne reviendra pas », comme la légalisation de l’avortement, l’abolition de la peine de mort ou le mariage des personnes de même sexe.

Mais c’est peu dire que l’édification de cette nouvelle loi fut laborieuse, ralentie par les craintes et les hésitations d’Emmanuel Macron sur le sujet. Le candidat « progressiste » se dit pourtant favorable, en 2017, à ce que le débat sur l’euthanasie « avance ». « Je souhaite choisir ma fin de vie », signale-t-il à l’époque, à l’unisson d’une opinion publique massivement favorable à une aide à mourir depuis l’affaire Vincent Humbert (2002-2003), un jeune homme devenu tétraplégique, aveugle et muet à la suite d’un accident de la route, qui demandait en vain un « droit de mourir », comme cela existe dans d’autres pays.

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